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LA MASCHERA DI CERA - le porte del domani - 2013

Cinquième album de la formation du cinéphile Fabio Zuffanti.*


Ceci est clairement un hommage à Le Orme et leur Felona e Sorona quelque quarante ans plus tard, le groupe ayant même utilisé une autre peinture de Lanfranco Frigeri afin de bien poser le concept. Et si cela n'était pas suffisant les premières mesures de l'introduction effaceront définitivement les éventuels doutes, puisque il y est cité l'un des thèmes de l'ouverture sospesi nell'incredibile de l'original.

Mais ce n'est pas vraiment tout, puisqu'ils poussent le trait de prendre en copie le squelette de Felona, c'est à dire les neuf titres, mais pas que puisque les constructions de chaque pièce sont calquées de façon extrêmement intelligente et subtile sur l'original. Pas de doute, du travail d'orfèvre** de la part de Zuffanti.

La musique proposée reste bien sûr très personnelle et, finalement, très XXIème siècle, avec une production propre mais pas sur-faite et un rock qui se situe sans fard dans le symphonique.

Le chant de Alessandro Corvaglia est parfait, à la fois rauque et clair, sans jamais avoir l'impression de trop forcer, avec les arrangements des pièces très riches, c'est ce que je mettrais finalement en avant.

Quelle belle idée, et surtout quelle intelligence dans la réalisation de ce projet, de cet hommage, gardant leur propre musique, on pourrait presque dire leur propre projet tant, je le répète, la réalisation, de A à Z, est d'une grande - rare - intelligence.

L'artwork est de Lanfrango Frigeri.


 Alessandro Corvaglia : chant, guitares
 - Maurizio Di Tollo : Batterie, timbales, percussions, mellotron, choeurs
 - Agostino Macor : piano, Fender Rhodes, orgue Hammond, mellotron, claviers
 - Andrea Monetti : flûte


AMS Records





* "La maschera di cera" est un film d'horreur de 1933 dirigé par Michaël Curtiz. Un remake en a été fait par André De Toth en 1953, et enfin un dernier en 2005 par Jaume Collet-Serra. Il est intéressant de noter par ailleurs que ce même Zuffanti a déjà créé des projets au nom de Höstsonaten (sonate d'automne, Bergman) ou encore Rohmer.

** Travail tellement bien fait que certains amateurs comme Louis de Ny dans son livre le petit monde du rock progressif italien - une discographie amoureuse (camion blanc - 2016) n'y voit que du feu...

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