Accéder au contenu principal

BRAND X - moroccan roll - 1977

Deuxième album studio du groupe jazz-rock britannique.

En 1975, Island Records décide de former un groupe de jazz rock et lance un casting tout en réservant des créneaux horaires au Basing Street Studio avec pour nom Brand X (Marque X) car on ne savait pas encore qui il y aurait et comment se nommera le groupe. Les musiciens retenus sont totalement inconnus du public, mais un premier album est (serait, les bandes sont toujours dans des cartons) enregistré.

Le batteur Phil Spinelli, qui avait déjà succédé à John Dylan quitte le projet avec le guitariste Pete Bonas. Le groupe repart avec le guitariste américain John Goodsall, tout aussi inconnu que les autres, mais avec le batteur Phil Collins, toujours à la recherche de sensations nouvelles, et leur permettant d'accéder au label Charisma. Le quartet se dirige alors vers des aventures sonores plus que passionnantes.

Pour ce second opus ils intègrent le percussionniste Morris Pert et propose une musique qui allie technique, recherche, chaleur et lyrisme. Le ton est donné avec le premier titre sun in the night chanté en sanscrit par Collins et sur des colorations musicales orientales et un beau solo de sitar de Goodsall.

La deuxième pièce why should I lend you mine est significative du projet, enregistrée en direct en studio - ce qui ne veut pas dire, bien sûr, improvisée - sans re-re, et qui évolue vers ce style caractéristique du jazz-rock depuis Miles Davis, où l'on installe une atmosphère la plus aérienne possible avec un minimum de notes.

Pas de doute, ces musiciens-là sont ambitieux et ont les moyens de l'être. On retrouve l'influence (grande) de Chick Corea chez Robin Lumley, le rock et le funk en plus du jazz chez Goodsall et on entend un bassiste d'une rare richesse musicale et sonore. D'une technicité hors-pair, Percy Jones est certainement un des bassistes les plus sous-estimé. Quant à Phil Collins, ce terrain de jeu lui permet d'affirmer, si besoin est, qu'il est un des batteur les plus riches, inventifs et aventureux de la scène et son invitation à Chester Thompson au sein de Genesis pour les concerts confirme le goût musical du faiseur de tubes.

L'artwork est de Hipgnosis.



 - John Goodsall : guitares, sitar, voix
 - Percy Jones : basse, marimba
 - Robin Lumley : claviers, voix
 - Philip Collins : batterie, chant, piano
 - Morris Pert : percussions


Charisma Records


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

LE ORME - felona e sorona - 1973

Cinquième album du groupe vénitien qui s'installe définitivement dans un progressif de haute tenue.



Formé en '66, Le Orme se cherchera quelques années autour d'une musique navigant entre le psychédélisme et la pop jusqu'en '71 et la sortie de leur album collage, acte de naissance d'une nouvelle ère. 
Le trio Aldo Tagliapietra, chant et guitares, Toni Pagliuca, claviers et Michi Dei Rossi à la batterie oriente inévitablement l'auditeur vers le trio anglais ELP, et leurs incursions dans la musique classique, à l'instar de leurs aînés, y contribuera d'autant plus, même si la technique des transalpins n'est pas tout à fait comparable.
En deux ans ('72, '73 et ' 74), Le Orme s'installe comme un des chefs de file du style en Italie. Toni Pagliuca s'enrichie d'une palette sonore plus large avec notamment l'ajout d'un Mellotron, et le groupe joue plus sur une diversité orchestrale et des idées concises que sur l'étal…

JON ANDERSON - olias of sunhillow - 1976

Premier album solo du chanteur de Yes.

Après l'enregistrement et succès de relayer et suite à la longue tournée qui s'en suit, chaque membre du groupe fait une pause et enregistre son solo.
Celui d'Anderson sortira le dernier, mais reste certainement le plus abouti de tous. Précisons ici qu'il s'agit réellement d'un album solo, puisqu'Anderson est le seul instrumentiste et, bien sûr, chanteur sur le disque. On imagine l'immensité du projet pour quelqu'un qui ne maîtrise absolument pas les claviers, les harpes et autres percussions de construire cette oeuvre conceptuelle. L'enregistrement se déroule de septembre 1975 à avril 1976...
Sur une idée basée sur les pochettes de Roger Dean - qui ne réalisera pas l'artwork - et d'un livre de la plasticienne mystique Vera Stanley-Alder, Anderson nous raconte l'histoire de Olias, architecte et créateur du vaisseau spatial, voulant quitter Sunhillow à la recherche d'une terre meilleure.
Nou…

LA MASCHERA DI CERA - le porte del domani - 2013

Cinquième album de la formation du cinéphile Fabio Zuffanti.*


Ceci est clairement un hommage à Le Orme et leur Felona e Sorona quelque quarante ans plus tard, le groupe ayant même utilisé une autre peinture de Lanfranco Frigeri afin de bien poser le concept. Et si cela n'était pas suffisant les premières mesures de l'introduction effaceront définitivement les éventuels doutes, puisque il y est cité l'un des thèmes de l'ouverture sospesi nell'incredibile de l'original.
Mais ce n'est pas vraiment tout, puisqu'ils poussent le trait de prendre en copie le squelette de Felona, c'est à dire les neuf titres, mais pas que puisque les constructions de chaque pièce sont calquées de façon extrêmement intelligente et subtile sur l'original. Pas de doute, du travail d'orfèvre** de la part de Zuffanti.
La musique proposée reste bien sûr très personnelle et, finalement, très XXIème siècle, avec une production propre mais pas sur-faite et un rock qui se si…