Accéder au contenu principal

CATHEDRAL - stained glass stories - 1978

Premier album du groupe new-yorkais.

Autant l'écrire tout de suite, je pense que le rock progressif ne fait pas partie de la culture américaine. Certainement un lieu commun, ou un a priori, c'est selon, mais il me semble que les groupes outre-atlantique, dès qu'ils abordent ce style penchent immédiatement vers un rock plus FM que symphonique*.

Rudy Perrone mène le groupe depuis pas mal d'années quand il enregistre ce premier album sur un label nommé DELTA. On y retrouve bien des influences (Yes, mais surtout Genesis quant à l'utilisation du mellotron et des sons de choeur, on peut y entendre aussi une certaine influence de Steve Hackett sur the crossing notamment), mais les compositions sont ambitieuses et de belle facture.

Le petit bémol du disque reste la voix de Paul Seal, un brin forcée et pas des plus originales. Il n'en reste pas moins que cet album reste une belle proposition d'un rock symphonique américain.

L'artwork est de Ron Pieniak.



 - Rudy Perrone : guitares, voix
 - Paul Seal : chant, percussions
 - Mercury Caronia IV : batterie, percussions
 - Fred Callan : basse, voix
 - Tom Doncourt : claviers


Delta Records
Syn-Phonic (réédition 1989)


* je fais référence ici à des groupes comme Spock's Beard ou encore Transatlantic pour les plus récents, mais il y a de belles exceptions telles que Happy the Man ou plus récemment Days Between Stations.


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

LE ORME - felona e sorona - 1973

Cinquième album du groupe vénitien qui s'installe définitivement dans un progressif de haute tenue.



Formé en '66, Le Orme se cherchera quelques années autour d'une musique navigant entre le psychédélisme et la pop jusqu'en '71 et la sortie de leur album collage, acte de naissance d'une nouvelle ère. 
Le trio Aldo Tagliapietra, chant et guitares, Toni Pagliuca, claviers et Michi Dei Rossi à la batterie oriente inévitablement l'auditeur vers le trio anglais ELP, et leurs incursions dans la musique classique, à l'instar de leurs aînés, y contribuera d'autant plus, même si la technique des transalpins n'est pas tout à fait comparable.
En deux ans ('72, '73 et ' 74), Le Orme s'installe comme un des chefs de file du style en Italie. Toni Pagliuca s'enrichie d'une palette sonore plus large avec notamment l'ajout d'un Mellotron, et le groupe joue plus sur une diversité orchestrale et des idées concises que sur l'étal…

JON ANDERSON - olias of sunhillow - 1976

Premier album solo du chanteur de Yes.

Après l'enregistrement et succès de relayer et suite à la longue tournée qui s'en suit, chaque membre du groupe fait une pause et enregistre son solo.
Celui d'Anderson sortira le dernier, mais reste certainement le plus abouti de tous. Précisons ici qu'il s'agit réellement d'un album solo, puisqu'Anderson est le seul instrumentiste et, bien sûr, chanteur sur le disque. On imagine l'immensité du projet pour quelqu'un qui ne maîtrise absolument pas les claviers, les harpes et autres percussions de construire cette oeuvre conceptuelle. L'enregistrement se déroule de septembre 1975 à avril 1976...
Sur une idée basée sur les pochettes de Roger Dean - qui ne réalisera pas l'artwork - et d'un livre de la plasticienne mystique Vera Stanley-Alder, Anderson nous raconte l'histoire de Olias, architecte et créateur du vaisseau spatial, voulant quitter Sunhillow à la recherche d'une terre meilleure.
Nou…

LA MASCHERA DI CERA - le porte del domani - 2013

Cinquième album de la formation du cinéphile Fabio Zuffanti.*


Ceci est clairement un hommage à Le Orme et leur Felona e Sorona quelque quarante ans plus tard, le groupe ayant même utilisé une autre peinture de Lanfranco Frigeri afin de bien poser le concept. Et si cela n'était pas suffisant les premières mesures de l'introduction effaceront définitivement les éventuels doutes, puisque il y est cité l'un des thèmes de l'ouverture sospesi nell'incredibile de l'original.
Mais ce n'est pas vraiment tout, puisqu'ils poussent le trait de prendre en copie le squelette de Felona, c'est à dire les neuf titres, mais pas que puisque les constructions de chaque pièce sont calquées de façon extrêmement intelligente et subtile sur l'original. Pas de doute, du travail d'orfèvre** de la part de Zuffanti.
La musique proposée reste bien sûr très personnelle et, finalement, très XXIème siècle, avec une production propre mais pas sur-faite et un rock qui se si…