Accéder au contenu principal

BI KYO RAN ( 美狂乱) - bi kyo ran - 1982

Premier album d'un des pionniers du progressif japonais.



Sous l'impulsion du guitariste Kunio Suma, le groupe est fondé en 1973 en trio guitare, basse, batterie et le chant assuré par l'un ou l'autre des membres. Leur véritable premier album sort donc neuf ans plus tard, toujours en trio mais avec des invités tel Michiya Koide à la flûte que nous pouvons apprécier dans cynthia, pièce totalement acoustique avec, autre invité, Toshihiro Nakanishi au violon.

Un son de groupe, une façon de jouer, de construire et surtout une guitare très frippienne nous fait penser à King Crimson, immédiatement. Mais il serait dommage de cantonner le groupe dans un plagiat élémentaire car les compositions et surtout les arrangements ne sont en aucun cas comparables. Le bassiste Masahide Shiratori amenant une touche fusion tout à fait originale avec des lignes d'une belle richesse. Bien sûr, le solo en accord de Suma sur monologue nous renvoie sans hésitation au roi cramoisi de '74.

A mon humble avis, cet album fait parti de la discothèque idéale d'un amateur de progressif, d'autant plus qu'il s'éloigne totalement de ce qui pouvait se faire dans les années 80 autour du progressif et qu'il construit une oeuvre originale, avec des influences certes - comment pourrait-on y échapper ? - mais avec sa propre culture, son propre vécu, le tout bien intégré et digéré.

L'artwork est de Makoto Ishizuka.



 - Kunio Suma : guitare, voix
 - Masahide Shiratori : basse
 - Masaaki Nagasawa : batterie

 - Toshihiro Nakanishi : violon
 - Yuki Nakajima : claviers
 - Michiya Koide : flûte





King Records - Nexus




Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

LE ORME - felona e sorona - 1973

Cinquième album du groupe vénitien qui s'installe définitivement dans un progressif de haute tenue.



Formé en '66, Le Orme se cherchera quelques années autour d'une musique navigant entre le psychédélisme et la pop jusqu'en '71 et la sortie de leur album collage, acte de naissance d'une nouvelle ère. 
Le trio Aldo Tagliapietra, chant et guitares, Toni Pagliuca, claviers et Michi Dei Rossi à la batterie oriente inévitablement l'auditeur vers le trio anglais ELP, et leurs incursions dans la musique classique, à l'instar de leurs aînés, y contribuera d'autant plus, même si la technique des transalpins n'est pas tout à fait comparable.
En deux ans ('72, '73 et ' 74), Le Orme s'installe comme un des chefs de file du style en Italie. Toni Pagliuca s'enrichie d'une palette sonore plus large avec notamment l'ajout d'un Mellotron, et le groupe joue plus sur une diversité orchestrale et des idées concises que sur l'étal…

JON ANDERSON - olias of sunhillow - 1976

Premier album solo du chanteur de Yes.

Après l'enregistrement et succès de relayer et suite à la longue tournée qui s'en suit, chaque membre du groupe fait une pause et enregistre son solo.
Celui d'Anderson sortira le dernier, mais reste certainement le plus abouti de tous. Précisons ici qu'il s'agit réellement d'un album solo, puisqu'Anderson est le seul instrumentiste et, bien sûr, chanteur sur le disque. On imagine l'immensité du projet pour quelqu'un qui ne maîtrise absolument pas les claviers, les harpes et autres percussions de construire cette oeuvre conceptuelle. L'enregistrement se déroule de septembre 1975 à avril 1976...
Sur une idée basée sur les pochettes de Roger Dean - qui ne réalisera pas l'artwork - et d'un livre de la plasticienne mystique Vera Stanley-Alder, Anderson nous raconte l'histoire de Olias, architecte et créateur du vaisseau spatial, voulant quitter Sunhillow à la recherche d'une terre meilleure.
Nou…

LA MASCHERA DI CERA - le porte del domani - 2013

Cinquième album de la formation du cinéphile Fabio Zuffanti.*


Ceci est clairement un hommage à Le Orme et leur Felona e Sorona quelque quarante ans plus tard, le groupe ayant même utilisé une autre peinture de Lanfranco Frigeri afin de bien poser le concept. Et si cela n'était pas suffisant les premières mesures de l'introduction effaceront définitivement les éventuels doutes, puisque il y est cité l'un des thèmes de l'ouverture sospesi nell'incredibile de l'original.
Mais ce n'est pas vraiment tout, puisqu'ils poussent le trait de prendre en copie le squelette de Felona, c'est à dire les neuf titres, mais pas que puisque les constructions de chaque pièce sont calquées de façon extrêmement intelligente et subtile sur l'original. Pas de doute, du travail d'orfèvre** de la part de Zuffanti.
La musique proposée reste bien sûr très personnelle et, finalement, très XXIème siècle, avec une production propre mais pas sur-faite et un rock qui se si…