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SUPERTRAMP - crime of the century - 1974

Troisième album du groupe anglais à deux têtes.


Effectivement, ce groupe - même s'il a existé par la suite sans l'une de ses têtes - a fonctionné avec deux véritables leaders : Rick Davies et Roger Hodgson, ce dernier étant auditionné par le premier qui venait de dissoudre son groupe pour en reformer un, soutenu qu'il était par un millionaire hollandais, Stanley August Miesagaes (à qui est dédié ce disque).

Nous sommes en 1969, et Supertramp se rode sur les scènes londoniennes et construit un répertoire qui allie le progressif aux accents folk et le rock américain avec, déjà, une place spéciale pour le piano et l'harmonica. Deux albums plus tard et de nouvelles têtes, le groupe va s'imposer pour quelques années comme une référence d'élégance, de raffinement et de maître étalon dans l'histoire de la mélodie.

Ils signent alors chez A&M et sont produits par Ken Scott. Comme l'indique l'artwork, le contenu de l'album traitera de l'aliénation - school, bien évidemment... -  et d'un certain désir de fuite. 

Tous les titres sont travaillés avec minutie, les parties vocales alternées entre Davies et Hodgson sont de grandes réussites, variées et riches, et nous pouvons insister sur les constructions des pièces qui nous prennent par la main pour nous emmener exactement là où il était prévu que nous allions, une sorte de mouvement qui monte et gronde pour se déchirer dans les moments intenses (crime of the century).

Plus de quarante ans après, il reste, malgré un excès d'écoute de certain titres (dreamer), un plaisir incomparable à l'écoute de ce disque, une réelle jouissance de se laisser porter par cette musique finalement intemporelle et ô combien jouissive.

L'artwork est de Paul Wakefield.




 - Bob Benberg : batterie
 - Roger Hodgson : chant, guitares, piano
 - John Anthony Helliwell : saxophones, clarinettes, voix
 - Dougie Thomson : basse
 - Richard Davies : chant, claviers, harmonica

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