PINK FLOYD - ummagumma - 1969

Quatrième album de l'ex groupe de Syd Barrett.


Les concerts et les tournées s'enchainent et la présence de Barrett s'avère pour le moins perturbante au sein du groupe.  Capable de se désaccorder sur scène dès le début du set, l'attitude du jeune homme de Cambridge déstabilise ses amis et met en péril l'avenir du Floyd

Fin 1967, un premier contact est pris avec David Gilmour, lui aussi originaire de Cambridge et ami de Barrett. On pense alors sérieusement à l'intégrer au groupe, en vue d'un remplacement à court terme de Barrett. On sait qu'il est capable d'imiter n'importe qui et qu'il pourra refaire les soli de son ami. Pour la petite anecdote le nom de Jeff Beck est évoqué mais il ne sera jamais contacté, sans doute par timidité...

Quelques concerts sont alors joués à cinq tout début 1968 et a saucerful of secret est enregistré dans cette tourmente. Mais pour ummagumma, avec la nouvelle version du Floyd et surtout sans leur créateur, le groupe se doit d'affirmer son existence attendu qu'il est par ses fans et ses détracteurs.

Ce sera donc le premier concept album du groupe, ce qui le rapprochera peu à peu du progressif. Conceptuel dans l'idée, dans la forme et non dans ce qu'il raconte. Un double album qui propose un live retraçant l'historique du quartette, ce qui l'a construit, les morceaux phares de l'ère Barrett dans une version sublimée due aux improvisations inspirées et un sens de la progression et de la rupture sans équivalence à l'époque. Il en ressort un pur chef d'oeuvre, état des lieux d'une musique en construction.

L'autre disque propose une pièce de chacun des quatre membres. Ici se situe l'erreur du groupe, qui, à cette occasion, ne l'est plus, et révèle une prétention des auteurs qui ne masque pas un manque évident d'idée. Les membres s'engluent dans un égo musical trop grand pour eux et s'éloignent de la force du nouveau projet Pink Floyd : le groupe.

Mais il n'empêche que cet album demeure une clé de l'oeuvre du groupe, tournant résolument le dos au psychédélisme et au passé et mettant en route la machine qui va mettre au monde des albums majeurs dans l'histoire de la musique, et pas seulement du prog.

L'artwork est de Hipgnosis.



 - Richard Wright : orgue, claviers, voix
 - Roger Waters : basse, voix
 - David Gilmour : guitares, voix
 - Nick Mason : percussions



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