Accéder au contenu principal

ASIA feat. JOHN PAYNE - recollections - 2014

Premier album d'un groupe qui devrait en avoir treize...





































Cette introduction peut sembler quelque peu curieuse mais l'histoire du groupe ASIA l'est tout autant.

En 1981, Geoff Downes, Steve Howe (YES), John Wetton (UK, King Crimson) et Carl Palmer (ELP) forment ASIA. Le but avoué est de faire de l'audience et des tubes, et ce sera le cas. Tout cela reste tout de même dans une certaine mesure très raisonnable puisque le groupe doit toucher un public tourné vers le rock progressif et à la recherche de ses idoles et éventuellement s'ouvrir vers le rock FM, style dont leurs titres sont idéalement formatés.

Neuf ans plus tard, il ne reste que Downes au sein de l'entité ASIA qui, tant bien que mal, essaie de tenir le cap et recrute donc John Payne pour pallier au dernier départ, celui de Wetton. Cette formation tiendra jusqu'en 2006, moment que Downes choisit pour reformer le ASIA original. Exit donc John Payne qui gardera tout de même le nom avec le sous-titre featuring John Payne

C'est donc le premier album de cette formation qui nous est proposée ici, avec une collection de reprises de thèmes bien connus du milieu.

Et on débute avec Alan Parsons et son eye in the sky précédé comme il se doit de l'instrumental sirius, qui, comme le précise Payne fait finalement partie intégrente du titre. Pas de surprise ici, la reprise est conforme à l'originale et bien rythmée. Il est à noter que la post-production est tout particulièrement musclée et les basses synthé un tantinet trop présente. D'autant plus dommage que Payne est un bassiste...

En fait ces reprises de Alan Parsons sont très représentatives du projet de ASIA / Payne, un condensé de sons, de jeu et de tubes progressifs des années 80. Car, même s'il paraît dans cet album des reprises de Camel, highways the sun, Jethro Tull, locomotive breath, ELP, lucky man, tous ces titres sont joués dans le style eighties et bourrées de programmations.

Reste à aborder "la" reprise, in the court of Crimson King. Le côté vocal est fidèle et très réussi, côté instrumental c'est un tout petit peu revisité et bien sûr nous pouvons être surpris par quelques remplacements, mais cela reste du très haut de gamme avec un ton et une fraicheur pas déplaisants.

Cet album est donc une vraie réussite, avec un travail harmonique sur les voix remarquable, John Payne s'impose à mes yeux comme un grand chanteur. Le seul bémol, j'en ai déjà parlé, ce sont les programmations systématiques (ou presque) de la basse ou, comme sur le Jethro Tull, les toms à la ZZ Top.

L'artwork est de Spectrum Solutions.



 - John Payne : voix, basses, programming
 - Bruce Bouillet, Moni Scaria : guitares
 - Jay Schellen : batterie
 - Erik Norlander : claviers
 - Sharlotte Gibson : voix

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

LE ORME - felona e sorona - 1973

Cinquième album du groupe vénitien qui s'installe définitivement dans un progressif de haute tenue.



Formé en '66, Le Orme se cherchera quelques années autour d'une musique navigant entre le psychédélisme et la pop jusqu'en '71 et la sortie de leur album collage, acte de naissance d'une nouvelle ère. 
Le trio Aldo Tagliapietra, chant et guitares, Toni Pagliuca, claviers et Michi Dei Rossi à la batterie oriente inévitablement l'auditeur vers le trio anglais ELP, et leurs incursions dans la musique classique, à l'instar de leurs aînés, y contribuera d'autant plus, même si la technique des transalpins n'est pas tout à fait comparable.
En deux ans ('72, '73 et ' 74), Le Orme s'installe comme un des chefs de file du style en Italie. Toni Pagliuca s'enrichie d'une palette sonore plus large avec notamment l'ajout d'un Mellotron, et le groupe joue plus sur une diversité orchestrale et des idées concises que sur l'étal…

ATARAXIA - adolescence of an ancient warrior - 1986

Seul album du groupe japonais.



Au milieu des années 80, la musique progressive est en voie de disparition, mais quelques groupes résistent un peu partout en Europe avec la vague néo-progressive.
C'est curieusement au Japon que nous pourrons trouver une scène active et riche sous l'impulsion de Shingo Ueno. En 1981, il crée le label MADE IN JAPAN RECORDS avec peu de succès car l'intérêt du public s'oriente plutôt vers des groupes aux tendances hard ou heavy. C'est donc dans un second temps, au milieu des 80's, avec des groupes comme Outer Limits, Mugen ou Pageant que le label va prendre de l'ampleur et la scène progressive va pouvoir se développer de façon conséquente.
Ataraxia réalise donc son seul album dans cette effervescence créatrice du Japon, avec, il est vrai, des compositions de facture équivalente au néo-progressif anglais, et l'on pense bien évidemment à IQ, d'autant que le chant est en anglais.
Si les compositions sont d'un intérêt ce…

JON ANDERSON - olias of sunhillow - 1976

Premier album solo du chanteur de Yes.

Après l'enregistrement et succès de relayer et suite à la longue tournée qui s'en suit, chaque membre du groupe fait une pause et enregistre son solo.
Celui d'Anderson sortira le dernier, mais reste certainement le plus abouti de tous. Précisons ici qu'il s'agit réellement d'un album solo, puisqu'Anderson est le seul instrumentiste et, bien sûr, chanteur sur le disque. On imagine l'immensité du projet pour quelqu'un qui ne maîtrise absolument pas les claviers, les harpes et autres percussions de construire cette oeuvre conceptuelle. L'enregistrement se déroule de septembre 1975 à avril 1976...
Sur une idée basée sur les pochettes de Roger Dean - qui ne réalisera pas l'artwork - et d'un livre de la plasticienne mystique Vera Stanley-Alder, Anderson nous raconte l'histoire de Olias, architecte et créateur du vaisseau spatial, voulant quitter Sunhillow à la recherche d'une terre meilleure.
Nou…