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GENESIS - nursery crime - 1971

Troisième album du groupe de Chaterhouse.

Après leur premier enregistrement (trespass) pour Tony Stratton-Smith et son label CHARISMA, le quintette prend la route, mais voilà, Anthony Phillips enchaîne mononucléose, pneumonie et ses séjours alités se succèdent. On craint la dépression. Ses absences au cours des concerts deviennent problématiques et il baisse carrément le volume de son ampli pour que personne n'entende ses erreurs. 

Il doit donc annoncer son départ, tout d'abord à Mike Rutherford, son ami qui réagira par le silence et entraînera l'incompréhension du guitariste. Par la suite, Tony Banks envisagera la fin du groupe mais Peter Gabriel, en véritable leader, proposera de chercher un nouveau guitariste et, par la même occasion, de changer de batteur.

Steve Hackett sera contacté après l'annonce qu'il a fait paraître dans le melody maker, alors que Phil Collins, pour son audition, s'inspirera de ses concurrents qu'il entend alors qu'il est sur le bord de la piscine des parents de Gabriel. Il sera d'ailleurs convoqué pour la seconde audition avec Roger Taylor (batteur des Smile qui ne s'appellent pas encore Queen) qui ne se présentera pas, finalement séduit par le nouveau projet de Freddie Mercury

Armé du mellotron du Roi Cramoisi vendu par Fripp lui-même, le groupe se présente devant l'ingénieur David Hentschel et le producteur John Anthony. Si les tensions entre Banks et Gabriel - pourtant très amis - sont palpables et récurrentes lors de la composition de l'album, l'enregistrement se passe bien, même si l'on peut regretter de ne pas retrouver le son du concert, mais une chose est sûre, le groupe atteint un autre statut avec ces deux arrivées.

The fountain of Salmacis et the musical box sont les deux pièces maîtresses de l'album, et il apparaît alors l'aisance de jeu du nouveau quintette aidé par l'apport rythmique essentiel de Collins. Ce dernier qui se laissera aller au lead vocal - non crédité - sur une belle mélodie concoctée par Hackett (for absent friends). Cette petite expérience leur permettra de prendre, plus tard, une décision capitale pour leur futur.

Genesis démarre ici véritablement son immersion dans le progressif en tant que groupe essentiel, même si l'album ne connait pas un grand succès, sauf en Italie où ils seront invités et applaudis comme il se doit.

L'artwork est de Paul Whitehead.




 - Tony Banks : orgue, mellotron, piano, guitare 12 cordes, voix
 - Michaël Rutherford : basse, bass pedal, guitare 12 cordes, voix
 - Peter Gabriel : chant, flûte, grosse caisse
 - Steve Hackett : guitare électrique, guitare 12 cordes
 - Phil Collins : batterie, voix, percussions

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