Accéder au contenu principal

REFUGEE - refugee - 1974

Seul et unique album du trio.

Alors que Lee Jackson est à la recherche d'un clavier pour son groupe Jackson Heights, il rencontre Patrick Moraz et, séduit par la virtuosité du suisse il cède au désir de remonter un trio à l'image de The Nice dont il était le bassiste. Il n'en faudra pas plus pour que Brian Davison, ancien membre, lui aussi, et batteur du trio disparu depuis le départ de Keith Emerson, rejoigne le projet.

C'est donc tout aussi naturellement que Refugee signe chez Tony Stratton-Smith pour une sortie de disque sur le label Charisma.

C'est Patrick Moraz qui se charge de toutes les musiques et Lee Jackson signe les textes et les parties vocales, pas franchement réussies, il faut bien l'avouer.

Dès l'introduction, avec papillon, nous sommes bien sur le territoire du trio rock progressif clavier / basse / batterie classique, le ton est donné avec un clavier dominant et virtuose mais, cette facette là du trio n'est pas la plus originale. 

Le plus intéressant se trouve sans aucun doute sur la deuxième face, avec l'instrumental ritt mickley où le groupe s'oriente vers un jazz rock séduisant qui n'est pas sans rappeler un certain Chick Corea y compris au niveau des sonorités sur certains chorus.

Mais nous voyons bien sur la suite credo que le terrain idéal du trio se trouve là, avec notamment le prélude Moraz peut s'y exprimer et exposer sa technique classique au piano. Si le timbre de voix de Jackson est quelconque et même parfois difficile à supporter, le batteur Davison joue avec bonheur et se trouve être un bon partenaire pour Moraz qui impose ici toute sa classe.




Lee Jackson : basse, voix, guitares, violoncelle
Patrick Moraz : piano, orgue, mellotron, Moog
Brian Davison : batterie, percussions


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

LE ORME - felona e sorona - 1973

Cinquième album du groupe vénitien qui s'installe définitivement dans un progressif de haute tenue.



Formé en '66, Le Orme se cherchera quelques années autour d'une musique navigant entre le psychédélisme et la pop jusqu'en '71 et la sortie de leur album collage, acte de naissance d'une nouvelle ère. 
Le trio Aldo Tagliapietra, chant et guitares, Toni Pagliuca, claviers et Michi Dei Rossi à la batterie oriente inévitablement l'auditeur vers le trio anglais ELP, et leurs incursions dans la musique classique, à l'instar de leurs aînés, y contribuera d'autant plus, même si la technique des transalpins n'est pas tout à fait comparable.
En deux ans ('72, '73 et ' 74), Le Orme s'installe comme un des chefs de file du style en Italie. Toni Pagliuca s'enrichie d'une palette sonore plus large avec notamment l'ajout d'un Mellotron, et le groupe joue plus sur une diversité orchestrale et des idées concises que sur l'étal…

ATARAXIA - adolescence of an ancient warrior - 1986

Seul album du groupe japonais.



Au milieu des années 80, la musique progressive est en voie de disparition, mais quelques groupes résistent un peu partout en Europe avec la vague néo-progressive.
C'est curieusement au Japon que nous pourrons trouver une scène active et riche sous l'impulsion de Shingo Ueno. En 1981, il crée le label MADE IN JAPAN RECORDS avec peu de succès car l'intérêt du public s'oriente plutôt vers des groupes aux tendances hard ou heavy. C'est donc dans un second temps, au milieu des 80's, avec des groupes comme Outer Limits, Mugen ou Pageant que le label va prendre de l'ampleur et la scène progressive va pouvoir se développer de façon conséquente.
Ataraxia réalise donc son seul album dans cette effervescence créatrice du Japon, avec, il est vrai, des compositions de facture équivalente au néo-progressif anglais, et l'on pense bien évidemment à IQ, d'autant que le chant est en anglais.
Si les compositions sont d'un intérêt ce…

JON ANDERSON - olias of sunhillow - 1976

Premier album solo du chanteur de Yes.

Après l'enregistrement et succès de relayer et suite à la longue tournée qui s'en suit, chaque membre du groupe fait une pause et enregistre son solo.
Celui d'Anderson sortira le dernier, mais reste certainement le plus abouti de tous. Précisons ici qu'il s'agit réellement d'un album solo, puisqu'Anderson est le seul instrumentiste et, bien sûr, chanteur sur le disque. On imagine l'immensité du projet pour quelqu'un qui ne maîtrise absolument pas les claviers, les harpes et autres percussions de construire cette oeuvre conceptuelle. L'enregistrement se déroule de septembre 1975 à avril 1976...
Sur une idée basée sur les pochettes de Roger Dean - qui ne réalisera pas l'artwork - et d'un livre de la plasticienne mystique Vera Stanley-Alder, Anderson nous raconte l'histoire de Olias, architecte et créateur du vaisseau spatial, voulant quitter Sunhillow à la recherche d'une terre meilleure.
Nou…