Accéder au contenu principal

VAN DER GRAAF GENERATOR - H to He, who am the only one - 1970

Troisième album du groupe de Peter Hammill.

C'est certainement sous ce troisième opus que le groupe impose son style et une nouvelle approche du genre progressif, étiquette que Peter Hammill refusera de façon continuelle.

Il était temps d'aborder un album du VDGG, groupe au nom sorti de nulle part si ce n'est d'un appareil à fabriquer de l'électricité statique (avec une orthographe quelque peu hasardeuse) mais capital dans le paysage du prog. 

Le groupe est fondé en 1967 avec un contrat sur le label MERCURY, mais très vite le groupe se sépare mais Peter Hammill se doit d'honorer ses obligations contractuelles et entre en studio pour un premier album solo. Il réunit autour de lui ses anciens partenaires, et, le groupe ainsi reformé sort the aerosol grey machine.

Leur manager, Tony Stratton-Smith, crée à ce moment là le label CHARISMA, et le VDGG sera le premier groupe à signer avec l'arrivée en leur sein de David Jackson, au saxophone et de Nic Potter à la basse. Leur deuxième album, the least we can do is wave to each other, sort l'année suivante (1970) et pose l'assise esthétique définitive du groupe, du moins de cette première période. Enfin, et dans la foulée, suite à une belle promo du label et une tournée réussie, le groupe entre à nouveau en studio et sort son album de référence : H to He.

Toute l'expérience acquise auparavant contribue à cette réussite, l'album combine énergie, délicatesse, noirceur avec de belles suites musicales dont the emperor in his war-room dont l'invité n'est autre que Robert Fripp, ou encore pioneers over c dans une construction tout en déséquilibre et rupture.

L'artwork est de Paul Whitehead.



Guy Evans : batterie, timpani, percussions
Hugh Banton : claviers, voix, basse
Peter Hammill : chant, guitare acoustique, piano
David Jackson : saxophones, flûte, voix

Nic Potter : basse
Robert Fripp : guitare




Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

LE ORME - felona e sorona - 1973

Cinquième album du groupe vénitien qui s'installe définitivement dans un progressif de haute tenue.



Formé en '66, Le Orme se cherchera quelques années autour d'une musique navigant entre le psychédélisme et la pop jusqu'en '71 et la sortie de leur album collage, acte de naissance d'une nouvelle ère. 
Le trio Aldo Tagliapietra, chant et guitares, Toni Pagliuca, claviers et Michi Dei Rossi à la batterie oriente inévitablement l'auditeur vers le trio anglais ELP, et leurs incursions dans la musique classique, à l'instar de leurs aînés, y contribuera d'autant plus, même si la technique des transalpins n'est pas tout à fait comparable.
En deux ans ('72, '73 et ' 74), Le Orme s'installe comme un des chefs de file du style en Italie. Toni Pagliuca s'enrichie d'une palette sonore plus large avec notamment l'ajout d'un Mellotron, et le groupe joue plus sur une diversité orchestrale et des idées concises que sur l'étal…

JON ANDERSON - olias of sunhillow - 1976

Premier album solo du chanteur de Yes.

Après l'enregistrement et succès de relayer et suite à la longue tournée qui s'en suit, chaque membre du groupe fait une pause et enregistre son solo.
Celui d'Anderson sortira le dernier, mais reste certainement le plus abouti de tous. Précisons ici qu'il s'agit réellement d'un album solo, puisqu'Anderson est le seul instrumentiste et, bien sûr, chanteur sur le disque. On imagine l'immensité du projet pour quelqu'un qui ne maîtrise absolument pas les claviers, les harpes et autres percussions de construire cette oeuvre conceptuelle. L'enregistrement se déroule de septembre 1975 à avril 1976...
Sur une idée basée sur les pochettes de Roger Dean - qui ne réalisera pas l'artwork - et d'un livre de la plasticienne mystique Vera Stanley-Alder, Anderson nous raconte l'histoire de Olias, architecte et créateur du vaisseau spatial, voulant quitter Sunhillow à la recherche d'une terre meilleure.
Nou…

LA MASCHERA DI CERA - le porte del domani - 2013

Cinquième album de la formation du cinéphile Fabio Zuffanti.*


Ceci est clairement un hommage à Le Orme et leur Felona e Sorona quelque quarante ans plus tard, le groupe ayant même utilisé une autre peinture de Lanfranco Frigeri afin de bien poser le concept. Et si cela n'était pas suffisant les premières mesures de l'introduction effaceront définitivement les éventuels doutes, puisque il y est cité l'un des thèmes de l'ouverture sospesi nell'incredibile de l'original.
Mais ce n'est pas vraiment tout, puisqu'ils poussent le trait de prendre en copie le squelette de Felona, c'est à dire les neuf titres, mais pas que puisque les constructions de chaque pièce sont calquées de façon extrêmement intelligente et subtile sur l'original. Pas de doute, du travail d'orfèvre** de la part de Zuffanti.
La musique proposée reste bien sûr très personnelle et, finalement, très XXIème siècle, avec une production propre mais pas sur-faite et un rock qui se si…