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CARPET - elysian pleasures - 2013

Premier album du groupe allemand.

Nous ne sommes pas là, en présence d'un groupe de rock progressif. Ils s'en défendent d'ailleurs eux-même, comme à leur époque Van der Graaf Generator ou, plus près de nous, Steven Wilson. Et ils ont bien raison, ces musiciens d'Augsburg, le propos est plus proche du psychédélisme voire de l'école canterburienne que des suites oniriques des enfants de King Crimson.

Maximilian Stephan a pourtant écouté tous les classiques de prog, jusqu'au milieu des 70's au moment de la première séparation du Roi Cramoisi. Ce qu'il a retenu de tout ça est certainement une idée sonore, un goût pour le son vintage, pour la couleur que procure l'utilisation du mellotron ou autre instrument du siècle dernier. Ensuite, à l'instar de la magnifique pochette, le collage est un art délicat que maîtrise tout particulièrement notre garçon - précisons tout de suite qu'il est graphiste de formation - et sa musique est construite ainsi. Des idées, des sons, des improvisations - beaucoup - des mélodies, le tout est assemblé avec intelligence et sensibilité.

Si nous retrouvons du Soft Machine (serpentine) et des ressemblances troublantes avec Robert Wyatt, le jazz-rock 70's façon Mahavishnu Orchestra n'est pas très loin avec une utilisation de la trompette très réfléchie et tout particulièrement réussie ou encore un solo de saxophone façon Akosh S. sur la pièce qui reste le fleuron de l'album : man changing the atoms.

Cet album mérite l'écoute attentive pour vous faire découvrir au fil du temps, de nouveaux détails, de nouvelles mélodies intérieures, de nouveaux sons, tout comme la pochette qui dévoile ses secrets au grès des regards, et comme la pochette, la musique de Carpet veut que nous placions nos oreilles ailleurs que les chemins de la première écoute-vision.


Maximilian Stephan : guitares, chant, minimoog, clarinette, mellotron
Jakob Mader : batterie, percussions, vibraphone, marimba, xylophone, glockenspiel
Sigmund Perner : rhodes, piano, orgue, accordéon, mellotron
Hubert Steiner : basse

Andreas Unterreiner : trompette, bugle
Jan Kiesewetter : saxophone



Maximilian Stephan a publié un premier album en 2008 sous le nom de Carpet (the eye is the heart mirror), mais reconnais lui même que ce projet n'était pas abouti.

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