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NOT A GOOD SIGN - not a good sign - 2013

Premier album du quintette transalpin.

Il aura fallu deux ans à Francesco Zago et à Paolo Botta pour former ce groupe qui s'en va puiser son inspiration dans la source même du prog. Il suffira pour s'en convaincre d'écouter seulement une plage de l'album, making stills, pour être convaincu que, en moins de sept minutes, toute l'histoire de cette musique a bien était comprise et assimilée par les auteurs. Le son du groupe, l'utilisation du mellotron, les ambiances, les ruptures, tout est là pour nous accompagner sur des chemins balisés, certes, mais si loin des productions de neo-prog actuelles qui regorgent de ces clichés si fades qui voudraient tellement titiller la pop ou le rock plus dur.

Venus de formations très ambitieuses que sont Yugen et Ske, Francesco Zaggo et Paolo Botta ont voulu construire un univers plus ouvert, plus mélodique, et, disons le franchement, espérant un succès et une reconnaissance plus grands.

La force de cet album, comme d'ailleurs celui de Steven Wilson, est de rester dans la grande tradition des 70's tout en utilisant les moyens actuels, ne parodiant jamais mais gardant en mémoire l'oeuvre de leurs aînés. 

Même si la scène italienne est on ne peut plus riche dans l'histoire, et encore actuellement, de cette musique, Not a Good Sign s'apparente plus à la facette anglaise de celle-ci. Bien sûr l'utilisation de l'anglais en fournie la principale raison, mais nous y retrouvons plus de climats de King Crimson ou de Genesis, que de PFM ou de Le Orme.

L'ouverture du disque, almost, est aussi un exemple réussi de la musicalité du groupe, l'énergie déployée, la richesse des structures et la technicité des ces musiciens qu'il faudra bien suivre, et, si ce n'est déjà fait, écouter dans leurs différents projets parallèles.

Ce sera pour moi, un album important de 2013, pouvant s'inscrire aux côté de the raven...

L'artwork est de Paolo 'Ske' Botta.



Paolo 'Ske' Botta : claviers
Alessio Calandriello : chant
Gabriele Guidi Colombi : basse
Martino Malacrida : batterie
Francesco Zago : guitares


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