IQ - tales from the lush attic - 1983

Premier LP auto-produit par le groupe anglais.


Il en aura fallu du temps et des noms pour enfin trouver la formule idéale et garder un patronyme issu d'un titre enregistré sur leur vraie première production, une cassette (vous vous souvenez ?!...) qui avait pour titre seven stories into eight.

Peter Nicholls et Mike Holmes se sont rencontrés en 1976, puis, au fil des rencontres et des changements, se joindront à eux Paul Cook (qui n'était pas comme on le lit ici ou là, le batteur des sex pistols !!), Tim Esau à la basse et Martin Orford aux claviers, pour former le quintette historique du groupe, même si un faux départ de Peter Nicholls vient perturber quelque peu l'ensemble.

Toujours est-il que tout le monde est là en 83 pour enregistrer cet album qui reste pour moi le plus significatif de la génération néo-prog.

Bien sûr, tout n'est pas parfait, mais on note d'entrée un fort désir du retour vers les valeurs du prog des seventies. Un son d'ensemble qui ne veut pas ressembler aux 80's, des constructions qui n'atteignent pas les sommets mais veulent s'y rapprocher. Et la longue suite the last human gateway nous montre bien où veut aller ce groupe ambitieux abordant également des sujets épineux.

Les limites de la voix, comme forcée par endroit, de Peter Nicholls peuvent par moment étonner mais leur utilisation est d'une étrange beauté. Bien sûr, Genesis y est la première référence - alors qu'à cette époque on qualifiait Marillion de clone de Genesis - de par les compositions, la voix (malgré ses défauts), l'utilisation de l'analogique et un son bougrement prog, alors que Marillion penchait sérieusement vers un son métal. IQ avait tout pour devenir le groupe représentatif de cette nouvelle vague. 

On prépare donc le second album (nous y reviendrons plus tard), mais hélas pour eux Marillion prend les devants et, finalement, avec une belle assurance et les moyens d'EMI étouffe les petits copains pour produire misplaced childhood et son tube planétaire kayleigh. Mais je m'égare, tout ceci se passe en 1985.

Pierre essentielle à la construction de l'histoire du progressif, tales from the lush attic reste un document historique de premier ordre et IQ, avec tous ses errements, continue sa route avec quasiment le même line-up !

L'artwork est de Peter Nicholls.


Paul Cook : batterie
Tim Esau : basse
Mike Holmes : guitare
Peter Nicholls : voix
Martin Orford : claviers

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