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CLEARLIGHT - les contes du singe fou - 1976

Cyrille Verdeaux signe ici son troisième album sous le nom collectif de Clearlight.

Après avoir fait des études brillantes au Conservatoire National de Paris, Cyrille Verdeaux finit par se faire expulser après mai 68 pour activité révolutionnaire. Il part alors sur Nice s'inscrire au Conservatoire, où le directeur n'était autre que Pierre Cochereau, afin de poursuivre ses études.

De retour sur Paris, il formera avec Christian Boulé, le groupe Babylone. Quelques concerts et répétitions plus tard et le groupe se sépare, laissant Verdeaux dans l'expectative. Cette expérience lui aura tout de même permis de découvrir toute la scène de Canterbury, mais aussi Cream et Hendrix. Il se refugia un temps dans la maison de campagne de ses parents dans laquelle trônait un piano à queue et improvisa ce qui allait devenir sa Clearlight Symphony. Il fît écouter ses bandes à un ami qui lui conseilla de la proposer à Virgin qui venait de signer un beau succès avec Tubular Bells de Mike Oldfield. Il en découla un contrat de trois ans pour trois LP.

Les rencontres vont se succéder et Virgin proposera une tournée en première partie de Gong qui s'avèrera plus que satisfaisante puisque le groupe de Verdeaux vole peu à peu la vedette à Gong. Ainsi le label anglais demande au pianiste de déménager sur Londres, il refusera, sa femme étant enceinte, et provoquera la rupture de son contrat...

Il fallait donc rebondir, et il décida d'enregistrer son prochain projet pour le label indépendant Isadora et pris le nom de Clearlight. Il rappela Joël Dugrenot pour l'enregistrement et les parties de basse. On y retrouve Tim Blake de Gong ou encore le tout jeune Didier Lockwood qui joue alors avec Magma.

On y retrouve une grande fraicheur issue, dira alors le leader, de la joie et la dynamique que lui donnait la naissance de son fils, avec des textes visionnaires - en anglais, alors que le titre est français - et des orientations très psychédéliques. Malheureusement, le manque de temps et d'argent a fait bâcler le mixage final et Cyrille Verdeaux rompra définitivement avec les systèmes et deviendra son propre producteur.

Malgré ce défaut cet album est essentiel dans l'histoire du progressif, avec de belles improvisations (Lockwood) et des climats représentatifs du space rock. L'artwork de Jean Solé (cofondateur de Fluide Glacial) reste une des plus belles réalisations de l'histoire !!

Cyrille Verdeaux : piano, clavecin, Odyssey ARP
Francis Mandin : Odyssey ARP
Tim Blake : synthétiseur VCS 3
Yves Chouard : guitares
Ian Bellamy : voix
Didier Lockwood : violons
Serge Aouzi : batterie
Joël Dugrenot : basse, prise de son

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