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KING CRIMSON - in the court of crimson king - 1969

Premier album du groupe qui inventa le progressif.

L'introduction peut paraître généreuse et on me répondra que le progressif est né avant, avec les divers albums de Zappa, des Moody Blues ou autres Procol Harum. Aymeric Leroy, dans son ouvrage Rock Progressif (editions le mot et le reste), fait un inventaire détaillé de ce qu'il nomme le "proto-prog" avec les groupes influents ayant détourné les règles de composition du rock.
Cette précision faite, je reste sur ma première idée, ce disque est le premier enregistrement de rock progressif, qui influera toute une génération de groupes (Genesis avait épinglé la pochette sur le mur pendant l'enregistrement de trespass) et marque le début d'une nouvelle ère.
Issu du trio Giles, Giles and Fripp qui cherchait un véritable chanteur, la formation recrute Judy Dyble, chanteuse de Fairport Convention qui viendra accompagnée de son petit ami Ian McDonald, multi-instrumentiste plein de musicalité. La séparation du couple verra le départ de la chanteuse et Fripp proposera son ami Greg Lake pour la remplacer et palier également au départ de Peter Giles, le bassiste. Le nouveau quintette prendra donc le nom de King Crimson grâce à Peter Sinfield, parolier et membre à part entière du groupe.
C'est malgré tout par l'autoproduction que le groupe enregistre in the court... et le sort sur son propre label EG Records. L'agencement des plages reste d'une grande originalité et l'enchainement de I talk to the wind avec 21st century schizoid man et son final totalement free est une belle idée. La musique glisse d'une façon cohérente, et on apprécie toute les qualités musicales des membres et leur maîtrise instrumentale, avec une mention spéciale pour McDonald bien sûr mais aussi à Greg Lake qui pose la chaleur de sa voix sur des mélodies hors pair avec une rare sensibilité et justesse. (John Wetton atteindra cette même pleinitude quelques années plus tard, sur starless notamment).

Enfin, il ne faut pas mettre de côté Barry Godber qui signe l'artwork de l'album et qui contribue pleinement à la reconnaissance (dans tous les sens du terme) de l'album. Allant même jusqu'à poser la question de savoir qui de la musique ou du visuel est le plus connu ?


Robert Fripp : guitare
Ian McDonald : flûte, clarinette, mellotron, claviers
Greg Lake : voix, basse
Michael Giles : batterie
Peter Sinfield : paroles 

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